Le cheval privé de langage verbal, n’est certainement pas dénué de sensibilité et d’expression.

Il peut, ainsi vous signaler son bien être ou son mal-être immédiat, et ce bien souvent en réponse à la relation que vous aurez instaurée avec lui et qui déterminera en grande partie ses aptitudes à apprendre et comprendre en confiance et surtout dans le bon sens.

Que vous soyez débutant ou cavalier « confirmé », nous allons tenter de vous dévoiler les la manière d’optimiser ses performances, de préserver et d’enrichir son capital santé et moral, en ayant une relation de réelle confiance avec votre cheval ou poney.

Pour commencer, il faut savoir que le cheval ne naît pas (sauf si il y a des problèmes physique qui ont été déclarés) bon ou mauvais compagnon de l’homme ; car il le devient !

Il reçoit de l’homme le meilleur ou le pire, car il ne faut pas confondre mauvaise volonté du cheval avec imperfection de la demande, dans le geste du cavalier.

Ceci mérite de rappeler quelques notions relatives au fonctionnement psychologique du cheval.

Les travaux de l’éthologue Gentili (voir rubrique livres « Méthodes »), inspirés des recherches de Konrad Lorenz, ont permit de mieux de comprendre que le cheval à l’inverse de l’homme, n’est pas un animal prédateur en quête de nourriture, mais plutôt une proie qui se nourrit d’herbe sans effort et qui craint par nature les signes d’un environnement étranger et menaçant pour sa survie.

Si nous apprenons, réagissons et nous projetons dans le futur à partir d’opération mentale qui associe logique abstraite, vécu et sentiments aux situations qu’il a vécue dès sa prime jeunesse.

Tout son passé est contenu dans son présent, dans la relation étroite avec son environnement et les personnes qui l’approchent.

Ses expériences sont mémorisées dans l’univers mental à partir duquel il juge et associe tout nouveau signe émis vers lui comme dangereux ou non.


APPRENEZ À PARLER CHEVAL

L’intérêt pour vous de connaître ces notions réside dans la capacité que vous aurez à « parler cheval », c’est à dire à vous comporter auprès de lui comme un protecteur dominant (rôle de l’étalon leader) ou maternel (rôle de la jument qui rassure et guide son poulain).

Persuadez-vous alors que les gestes rapides et brutaux seraient perçus comme ceux d’un prédateur, que le cheval fuit par tous les moyens.

Arrêtez donc de vous battre avec votre cheval ! Vous n’y gagnerez strictement rien, que du contraire !

Dans le dialogue que vous établissez, où vous êtes l’émetteur qui déclenche une réaction chez votre cheval (le récepteur) la responsabilité d’émettre un bon signe, porteur de protection et de guidage, vous revient.

C’est à ce prix, que vous développerez son capital de confiance et d’obéissance en vous, gage de progrès et de performances.

Qui n’a pas hésité a approcher un cheval ou un poney au box quand celui-ci couchait ses oreilles en arrière et tournait le dos, indiquant une crainte ?

Cette appréhension est née et s’est développée à cause d’une mauvaise attitude gestuelle de l’homme qu’il faut corriger en évitant gestes brusques et cris.

Le calme est communicatif. Il faut que rien ne presse l’élève cavalier ; une sage lenteur est nécessaire pour lui permettre de voir et de comprendre sans précipitations les réactions de sa monture.


LE CHEVAL EST IL RECEPTIF , EMOTIF ET SENSITIF ?

Le cheval possède une vision particulière ; chaque œil couvre latéralement un champ de 120° et les deux yeux ensembles perçoivent en relief et en face, sur seulement 60°.

Il faut donc savoir se positionner dans son angle de vision pour l’aborder au box, en longe ou au pré en toute sécurité.

Le cheval apaise sa nature craintive et donne, alors, toute sa confiance à celui ou à celle qui saura le rassurer, le materner.

N’hésitez donc jamais à adopter des gestes doux, câlins, à lui parler doucement, stimuler son goût naturel pour le jeu, facteur de connivence dans la relation cavalier/
cheval, à l’aborder dans son champ visuel, le caresser et même, avant le travail, lui masser moelleusement les vertèbres et les muscles du dos (cfr article de Antje dans Soins), comme aurait pu le faire avec le bout des lèvres sa mère ou un congénère ami.

Surtout n’allez pas croire que cette approche ne s’adresse qu’aux enfant ou aux filles !

Vous passeriez totalement à côté du tact équestre que se doit de posséder tout cavalier digne de ce nom et qui consiste à sentir ce qui se passe entre vous et le cheval dans une véritable communion et ce quelque soit la discipline que vous pratiquiez.


CONFIANCE=CAPITAL PERFORMANCE ?

S’il est vrai qu’une douce approche gestuelle rassure le cheval au box et le met dans de bonnes conditions de préparation au travail, il en va de même lorsque vous le montez, avec les aides élémentaires.

On ne dira jamais assez que ce n’est pas par la force que le cavalier arrive à obtenir l’obéissance de son cheval, tant la contrainte n’a jamais permis à l’homme de dominer un cheval (pensez bien que si celui ci devait se soumettre à votre ordre il peut le faire sans conteste, au vu de sa taille et de son poids, vous ne ferez JAMAIS le poids face à un cheval avec la force !) dix fois plus fort que lui.

Là aussi, gestes des mains et des jambes sûrs, simples et clairs dans leurs message, mais toujours patients, déplacement du corps harmonieux, voix apaisante.

Enfin gardez toujours à l’esprit que le cheval est votre partenaire qu’il faut guider, accompagner, stimuler ou rassurer pour en faire votre complice de loisirs ou de compétition et non votre adversaire qu'i’ faut combattre !

Une lente mais durable confiance, construite sur ces bases, garantit une réelle entente du couple cheval/cavalier pour évoluer sans heurts et sans crainte dans la discipline.

Si le Général L’Hotte a inspiré de nombreux cavaliers avec sa légendaire maxime « En avant, calme et droit », il n’est pas inutile de conseiller aussi « apprenez à connaître votre cheval, à l’observer à lui parler dans un langage proche du sien avec votre main, votre corps, votre voix et tout votre cœur, et là sans conteste vos irez loin et bien ! »

VOICI QUELQUES QUESTIONS POUR SAVOIR SI VOUS ETES EN HARMONIE AVEC VOTRE CHEVAL

1. Savez-vous le panser doucement de sorte que vous puissiez passer sous lui sans crainte un jour, ou vous appuyer sur sa croupe ?
2. Avez-vous remarqué le plaisir que votre cheval manifeste à étirer son encolure vers l’avant sous la pression douce de vos doigts qui grattent son dos ?
3. Quand vous arrivez à proximité de lui, vient-il naturellement vers vous ?
4. Avez-vous constaté que votre cheval aime se frotter contre vous, dans votre dos, ou jouer avec vos objets, en signe de connivence ?
5. Comprenez-vous que lorsqu’il a tendance à revenir près de vous au centre du round lors du travail en Longe, c’est simplement qu’il vous attribue le rôle du dominant protecteur auquel il se soumet avec dévouement ?
6. Si vous tombez de cheval, ce dernier restera-il à vos côtés en signe d’attente obéissante ou s’enfuira-t-il, au risque de vous blesser.

Pour conclure, je ne vous dirais qu’une chose, il faut savoir doser douceur et fermeté et ce dès son plus jeune âge, mais tout en restant TOUJOURS juste et calme.

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